JE M’ADRESSE A TOI…

dsc001341.jpg

Mon cher Petit Chanteur,

 

Ca fait longtemps que nous nous sommes séparés et je pense que le petit que j’avais laissé il y a cinq ans,  aujourd’hui il est  devenu un  jeune costaux, plein de force et de santé,  avancé dans les études et proche à entreprendre le chemin de la vie adulte et professionnelle.

Te voir grandir c’est ma  fierté, mais aussi c’est ma profonde préoccupation et trépidation !  Car le monde dans lequel je te conduis à vivre est plein de mal et de problèmes de tout genre qui met surement ton existence dans un climat d’insécurité, de violences, et de survie.

 

Et c’a été cela qui m’a poussé à prendre l’initiative de m’adresser à toi Petit Chanteur, comme un père s’adresse à son enfant, et, à cœur ouvert, tous les deux entreprennent un dialogue confiant et constructif.

 

Je m’adresse à toi à la veille du Carême 2010, pas pour te prêcher un sermon ou te donner des leçons. Tu en écouterais pas mal en ces jours. Et c’est bien de ne pas en faire une indigestion car manger de  trop fait toujours mal à la santé.  Et alors il faut s’en tenir à ce qui est nécessaire et indispensable et essayer d’être en permanence à  l’écoute de
la Parole de Vie car « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent! (Luc 11:27-28) ».    

 

Je m’adresse donc à toi pour partager avec toi les préoccupations et le rêves de ta jeunesse en ce moment du temps fort de
la Liturgie chrétienne, où tous les chrétiens de ta paroisse et ton groupe en particulier sont engagé, plus que jamais, par différentes célébrations dans des exercices de carême.

 

Je m’adresse à toi, car je pense de te retrouver capable de m’écouter et capable aussi encore d’immense générosité et courage. Car je connais bien tes souffrances : celles physiques, mais surtout celles de ton âme, qui remplissent la profondeur de ton esprit et ton cœur.  Car reconnais aussi tes rêves de jeune qui se projette vers l’avenir et qui se voit lutter contre le sombre  d’un futur obscur.

 

Je m’adresse à toi, pour te tendre ma main et pour te dire que je ne veux pas te laisser tout seul, mais, comme jadis, être davantage ton compagnon de voyage avec mes conseils et mon expérience et tout en te disant donc : « Laisse-toi te conduire, laisse-toi ! ».

 

Je m’adresse à toi, pour que notre chemin de carême 2010 nous remplisse de profondes émotions, mais surtout nous fasse ensemble retrouver notre identité de « petit chanteur au service de l’église et de la communauté ».  Le Carême est la période de la conversion et de la croissance.

 

 Je sais, mon petit chanteur, que tu aimes Jésus Christ !

Je sais, mon petit chanteurs, que tu cherches de suivre honnêtement le chemin tracé par Jésus Christ !

Je sais, mon petit chanteur, que tu es toujours dans un état de recherche du véritable visage de Jésus !

Je sais, mon petit chanteur, que ton comportement de vie, en famille, au quartier, à l’école et dans le groupe, laisse beaucoup à désirer et que parfois il t’est difficile pouvoir suivre le Christ jusqu’au bout.

 

Il nous faut donc revenir sur notre  foi en Jésus Christ qu’à travers nos chants nous annonçons et nous témoignons. Il nous faut questionner et nous dire : «  Mais, est-ce que je  crois vraiment en Jésus Christ ?  Jésus a sa propre place dans ma vie personnelle ? Il est important pour moi, plus que les choses de ma vie ? ». 

La foi sans les œuvres est morte.

Croire en Jésus Christ avec nos tètes, mais aussi avec nos cœurs.

Une connaissance qui est amour.

Une connaissance qui se fait  « sequela Christi »  avec des véritables comportements de vie.

 

Il ne faut t’étonner si je te dis très franchement que ta foi s’est fortement affaiblie et que je suis fortement préoccupé pour ton état de santé spirituelle qui semble ne pas aller de pair avec la croissance physique et intellectuelle.  Encouragés à te dépasser, tu dois bien acquérir une discipline qui te fera vivre une expérience de partage et de plein épanouissement. C’est pour cela que le Petit Chanteur est appelé constamment à bannir tout sorte d’hypocrisie, de jalousie, de rancune, d’égoïsme et d’orgueil.

 

En effet nous commenceront le carême ce 17 février avec la célébration des cendres qui nous rappelle toute notre petitesse et nous demande une conversion profonde et reelle. Il faut faire place à vivre nos convictions de foi et d’Eglise.

 

Chaque année le temps du Carême est, pour les chrétiens, l’occasion d’opérer un retour à l’essentiel et d’approfondir leur foi pour mieux en vivre. Dans l’Eglise primitive, c’était le temps des grandes catéchèses qui préparaient au renouvellement baptismal. Cette année, nous sommes invités  à approfondir notre connaissance de l’Eglise afin que la vie de nos Groupes  en soit fortifiée en vue de la mission qui est la leur. 

 

Etre chrétiens c’est être choisis « dans le Christ avant la création du monde pour être saints et sans péché devant Sa face… pour être pour Lui des fils adoptifs par Jésus le Christ ». Avant toute autre considération notre appartenance à l’Eglise doit d’abord susciter émerveillement et action de grâce pour le don inimaginable que le Père nous accorde gratuitement, sans mérite de notre part. Et ensuite doit nous pousser à nous convertir, c’est-à-dire à un changement radical de comportements et de manières de pensées. 

 

En cette année sacerdotale, conscients de la responsabilité unique de l’ensemble du Peuple de Dieu et de l’égale dignité de chacun de ses membres, nous aurons à cœur de prier pour que le ministère des prêtres soit toujours mieux compris et estimé. « Il faut des prêtres pour les laïcs », disait Benoît XVI à Lourdes le 14 septembre 2008. Il faut effectivement des prêtres pour que le Peuple de Dieu tout entier puisse toujours mieux répondre à sa triple vocation prophétique, sacerdotale et royale, et que tous ses membres et chacun d’entre eux puissent participer à la vie de l’Eglise et à son témoignage dans la société. C’est ainsi que pourra se réaliser la « Communion pour
la Mission ». 

 

Conclusion 

 

Je m’adresse à toi, 

 Parce qu’au cours de ce Carême nous allons nous rencontrer plus intimement avec Jésus souffrant et glorieux. Le Pape Benoit XVI nous dit dans son message de carême 2010 : «  

«  On comprend alors que la foi ne soit pas du tout quelque chose de naturel, de facile et d’évident : il faut être humble pour accepter que quelqu’un d’autre me libère de mon moi et me donne gratuitement en échange son soi. Cela s’accomplit spécifiquement dans les sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie. Grâce à l’action du Christ, nous pouvons entrer dans une justice « plus grande », celle de l’amour (cf. Rm 13, 8-10), la justice de celui qui, dans quelque situation que ce soit, s’estime davantage débiteur que créancier parce qu’il a reçu plus que ce qu’il ne pouvait espérer. Fort de cette expérience, le chrétien est invité à s’engager dans la construction de sociétés justes où tous reçoivent le nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine et où la justice est vivifiée par l’amour. »

 

 

Et alors BON CAREME 2010 à vous tous.

 

 © P. Luigi – février 2010 – lostocco@email.it 

Une réponse à “JE M’ADRESSE A TOI…”

  1. Luc Banywerha Mirindi 25 février 2010 à 9:44 #

    Comme parent d’enfants petits chanteurs de la résurrection, je suis très content de lire ce message de carême adressé aux enfants par leur père Luigi Lostoco. Je souhaite que beaucoup d’enfants le lisent et que le Père Luigi et d’autres personnes qui le peuvent, puissent leur adresser d’autres messages utiles pour leur formation spirituelle, morale, intellectuelle… et que les enfants et leurs parents soient sensibilisés pour la visite régulière de leur site.
    Courage.
    Luc Banywerha Mirindi

Laisser un commentaire

"DIEU NOUS EST PROCHE&... |
Pourquoi suis-je sur terre |
la confrerie des playdébils |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | voyance et cartomancie
| Eclairage Evangélique
| Rackam